Le chasseur, sentinelle de l’environnement

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Le chasseur, sentinelle de l’environnement

Nul doute que depuis le début, la faune et notre environnement jouent un rôle dans l’émergence et la transmission de maladies pouvant atteindre l’homme et leurs compagnons. Récemment nous en avons fait les frais, avec le fameux Covi-19.
Aujourd’hui, 60 % des maladies humaines infectieuses connues sont d’origine animale.
Bien que les épidémies soient lointaines, que la rage a disparu depuis 30 ans nous ne sommes pas à l’abri des caprices de Dame Nature et nous nous devons de rester vigilant quant aux possibles virus ou bactéries encore présents. La manipulation de la venaison, des animaux sauvages, doit être toujours être faite avec certaines précautions.
Le chasseur sentinelle sanitaire
Dans le contexte actuel, que certains l’acceptent ou non, le chasseur a un rôle d’utilité publique (reconnu) et il est aujourd’hui important de le rappeler et de le souligner : celui de sentinelle de l’état sanitaire de la faune sauvage. Ce rôle de sentinelle sanitaire, il a fallu le valoriser, l’affirmer et le faire reconnaître auprès des instances scientifiques et du gouvernement. Aujourd’hui, le chasseur assume cette mission et le reconnaître auprès du grand public, notamment grâce aux actions qu’il mène ou tente de mener. C’est en effet un rôle sur-mesure. Sa présence sur les terrains, ses connaissances de la faune et des milieux naturels lui permettent d’avoir un bagage important dans le domaine.
SAGIR
Le point de départ, il est dans les années quatre-vingt. Les chasseurs face à une mortalité importante chez le lièvre cherchaient à en savoir plus. Maladie ? Intoxication ? Personne ne savait répondre à la question, la mortalité continuait, les inquiétudes grandissaient rappelant ainsi l’épisode de la myxomatose (lapin).
Il fallait donc comprendre, connaître et savoir. A ce moment-là, qui pouvait trouver, collecter les animaux trouvés morts en milieu naturel ? Le chasseur. En premier rang pour cette mission, c’est tout naturellement qu’il s’est engagé dans cette « mission ».
C’est suite à cette démarche, que le réseau SAGIR émerge en 1986, créé par les Fédérations des Chasseurs et l’Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage aujourd’hui devenue l’Agence Française pour la biodiversité.
Depuis, des milliers d’analyses ont été réalisées par les laboratoires départementaux vétérinaires pour identifier les maladies, les détecter par anticipation et connaître les agents pathogènes responsables de certaines mortalités en collaboration avec les FDC. Le SAGIR qui signifie « Surveillance du gibier pour agir » est reconnu par le ministère de l’Agriculture, avec lequel il est sous convention depuis 2012. Il s’agit (sans jeu de mot) du premier réseau de surveillance sanitaire pour la faune sauvage. Une nouvelle fois, un projet sanitaire l’initiative des chasseurs pour la préservation de la faune et de la biodiversité.
Les objectifs du réseau SAGIR
Voici donc, quelques points concernant le réseau de surveillance, permettant de récolter des données sanitaires importantes :

1- par anticipation, détecter l’apparition de maladies nouvelles pour la faune sauvage
2- détecter les agents pathogènes, potentiellement transmissibles à l’homme et/ou partagés par la faune sauvage et les animaux domestiques
3- surveiller l’utilisation agricole des produits phyto sur les oiseaux et mammifères sauvages
4- caractériser dans le temps et dans l’espace les maladies des oiseaux et des mammifères sauvages à enjeu pour la santé des populations