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Influenza aviaire : le niveau de risque passe de négligeable à modéré sur l’ensemble du territoire national

Publié au Journal officiel le 4 novembre 2026, un arrêté ministériel relève le niveau de risque épizootique lié à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), qui passe de « négligeable » à « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cette décision entre en application le 5 novembre 2026 et entraîne un renforcement des mesures de biosécurité, notamment pour les chasseurs de gibier d’eau et les détenteurs d’appelants.

Une situation sanitaire qui nécessite une vigilance accrue

Cette évolution fait suite à l’augmentation des cas d’influenza aviaire détectés dans la faune sauvage et les élevages de plusieurs pays européens.

Depuis le mois d’août, 19 pays européens ont déclaré des cas dans la faune sauvage et des foyers en élevage. Ces dernières semaines, plusieurs foyers ont notamment été recensés aux Pays-Bas et en Allemagne, tandis que des cas dans la faune sauvage ont été détectés en Italie.

Des signalements réguliers concernent différentes espèces d’oiseaux sauvages, notamment les anatidés, les laridés et les rapaces. La progression du virus dans les couloirs de migration descendante constitue également un facteur de vigilance pour le territoire français.

Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture a décidé de relever le niveau de risque afin de renforcer les mesures de surveillance et de prévention.

Quelles conséquences pour les chasseurs ?

Le passage au niveau de risque « modéré » entraîne l’application de mesures de biosécurité renforcées, en particulier pour les détenteurs d’appelants et les pratiquants de la chasse au gibier d’eau.

Détenteurs d’appelants : des règles à respecter

Le transport et l’utilisation des appelants restent autorisés, mais sont soumis à des conditions précises qui varient selon la catégorie du détenteur et la localisation du lieu de chasse.

Dans les zones à risque particulier (zones humides) :

  • Le transport des appelants nomades est autorisé pour les détenteurs de catégories 1 et 2, dans la limite de 30 appelants par jour et par détenteur.
  • Tous les appelants transportés doivent provenir du même lieu de détention.
  • Les appelants résidents peuvent être utilisés sans limitation de nombre pour les détenteurs des catégories 1, 2 et 3.
  • Les appelants nomades et résidents ne doivent jamais entrer en contact direct.
  • Seuls les appelants nomades d’un même détenteur peuvent être présents en complément des appelants résidents installés durablement sur le site de chasse.

Sur le reste du territoire national :

  • Le transport et l’utilisation des appelants sont autorisés pour les détenteurs des catégories 1, 2 et 3.
  • Tous les appelants transportés doivent provenir du même lieu de détention.
  • Les contacts directs entre appelants résidents et nomades sont interdits.
  • Seuls les appelants nomades d’un unique détenteur peuvent être présents en complément des appelants résidents.

Dans les deux situations, seuls le chasseur et la personne chargée des soins aux appelants résidents peuvent les approcher.

Transport et lâchers de gibiers à plumes

Le niveau de risque modéré entraîne également des conditions particulières pour les lâchers de gibiers à plumes.

Dans les zones à risque particulier (zone humide), les lâchers de galliformes (faisans, perdrix, cailles) sont autorisés sous réserve d’un examen clinique favorable réalisé par un vétérinaire dans le mois précédent. Pour les anatidés, un examen clinique favorable réalisé dans le mois précédent ainsi qu’un dépistage virologique négatif datant de moins de 15 jours sont nécessaires.

Sur notre département (hors zone à risque), les transports et lâchers de gibier à plumes restent autorisés selon le tableau des mesures nationales.

Biosécurité : les bons réflexes à adopter

Au-delà des dispositions liées au niveau de risque, certaines règles de biosécurité doivent être appliquées toute l’année par les détenteurs d’appelants, y compris sur les lieux de chasse.

Avant et pendant le transport :

  • Utiliser des contenants réservés exclusivement au transport des appelants et à un seul détenteur/site de détention.
  • Ne pas prêter son matériel de transport.
  • Utiliser des caisses dont le fond est étanche afin d’éviter toute dispersion de fientes.

Au retour de la chasse :

  • Retirer ses bottes avant de monter dans son véhicule ou les laisser sur place.
  • Transporter les bottes souillées dans un emballage étanche.
  • Nettoyer et désinfecter les bottes après chaque retour.
  • Transporter les vêtements souillés dans un sac et les nettoyer avant toute réutilisation.
  • Se laver soigneusement les mains.
  • Nettoyer le matériel de chasse entre chaque utilisation.

Sur le lieu de détention :

  • Séparer les appelants des volailles domestiques (poules, dindes…) et des autres oiseaux détenus.
  • Mettre en place une séparation physique pleine, sans ouverture ni grillage, ou utiliser des sites de détention non contigus.

Avec le niveau de risque modéré, des mesures renforcées s’ajoutent à ces précautions :

  • Empêcher tout contact entre les appelants d’un détenteur et les autres oiseaux.
  • Ne pas visiter un établissement détenant des oiseaux domestiques, commercial ou non, dans les 48 heures suivant une chasse au gibier d’eau.

Déclaration des détenteurs d’appelants : une démarche indispensable

La FDC77 rappelle aux détenteurs d’appelants et aux chasseurs de gibier d’eau l’importance de déclarer leur catégorie de détention auprès de leur Fédération départementale.

Cette déclaration, associée au respect des mesures de biosécurité et de surveillance, participe à la prévention et à la lutte contre la propagation de l’influenza aviaire.

Il est également essentiel de maintenir des échanges réguliers avec les autorités sanitaires locales. L’expérience des précédents épisodes d’IAHP montre que ces relations sont importantes pour accompagner la gestion des éventuels cas et foyers et négocier, lorsque les conditions sanitaires le permettent, d’éventuelles levées de contraintes.

Restez informés et vigilants !

La FDC77 invite l’ensemble des chasseurs, et plus particulièrement les pratiquants de la chasse au gibier d’eau et les détenteurs d’appelants, à prendre connaissance des mesures applicables et à respecter scrupuleusement les règles de biosécurité.

La vigilance de chacun est essentielle pour limiter les risques de propagation du virus et préserver la santé des oiseaux sauvages comme des élevages.

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